Télépilote professionnel de drones: une nouvelle réglementation à partir du 1er juillet 2018 !

Comme vous le savez, aujourd’hui encore, l’apprentissage du métier de télépilote professionnel requiert d’être détenteur d’un Certification d’aptitude théorique ULM, délivré par la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC).

Ce Certificat théorique ULM est un examen d’une durée de 1h00, comptant 40 questions sous forme de Questionnaire à Choix Multiples (QCM). Le contenu de ces questions est uniquement orienté vers des thématiques dédiées aux aéronefs Ultra-Légers Motorisés (ULM), et n’abordait aucunement l’utilisation des drones civils professionnels. Pas très logique nous direz-vous ? Et en effet, vous avez en partie raison.

C’est pourquoi, la Direction Générale de l’Aviation Civile, en lien avec le Ministère des transports et la FédérationProfessionnelle de Drone Civil, a décidé de rationnaliser et renforcer son contrôle à l’accès au métier de télépilote professionnel.

De cette importante réflexion est née une évolution réglementaire fondamentale, qui se verra effective dès le 1er juillet 2018 !

En effet, à compter de cette date, pour devenir télépilote professionnel de drones, il faudra être détenteur d’un Certificat d’aptitude théorique de télépilote de drones civils.

Ainsi, ce ne sera plus un examen de 1h00 comptant 40 questions qu’il faudra réussir, mais un examen de 1h30 comptant 60 questions, également sous forme de QCM. Le contenu sera alors partagé entre les connaissances théoriques liées aux ULM et celles consacrées aux drones civils.

Mais pas de panique ! Chez AED, nous avions anticipé cette évolution réglementaire en intégrant dans notre cursus de formation des cours d’aérologie spécifique aux drones, de réglementation, de sécurité des vols, d’instrumentation, defonctionnement des appareils, de préparation des vols, de gestion administrative de l’activité, de performance humaineet physiologie, de météorologie et de procédures opérationnelles. En ce sens, nous sommes déjà en conformité avec cette nouvelle disposition réglementaire. Ces cours font partie intégrante de la formation et viennent s’ajouter aux cours classiques d’aéronautique et aux cours pratiques de vol.

Justement, qu’en est-il de la pratique ?

Là aussi, il y a du changement. Pour rappel, tout organisme de formation agréé par la DGAC, tel que le centre de formation AED, délivre aujourd’hui une Déclaration de Niveau de Compétence (DNC) de télépilote professionnel de drones civils, à toute personne qu’il juge apte au vol après l’avoir évalué au cours d’une formation pratique dispensée par ce dernier.

Mais à compter du 1er juillet 2018, d’après la Fédération professionnelle du drone civil, les compétences pratiques de télépilote de drone devront être validées par une Attestation de suivi de formation, délivrée par un exploitant ou un tiers suite à une formation pratique basique répondant aux compétences, définies réglementairement, à acquérir. Cela s’apparentera très certainement à un livret de progression qui contiendra des comptes-rendus détaillés et réguliersd’avancement établis par les formateurs et comportera les évaluations visant à estimer les progrès de l’élève télépilote afin d’attester son acquisition progressive des compétences pratiques.

Vous êtes déjà télépilote professionnel de drone ? Alors pas d’inquiétude !

Chers amis télépilotes professionnels de drone, si vous opérez conformément à la règlementation du 17 décembre 2015 chez un exploitant déclaré auprès de la DGAC, vous n’aurez pas à repasser d’examen. Plus précisément, vous pourrez continuer à exercer votre activité sans vous en soucier, sous condition d’obtenir une attestation de télépilote par une

simple démarche administrative qui sera communiquée dès le 1er juillet sur le site officiel de la DGAC, dans un délai de 1 an après l’entrée en vigueur de ce nouvel arrêté.

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